Votre entreprise traverse une période difficile ?
En quelques minutes, identifiez votre situation, découvrez les solutions adaptées et construisez votre plan d'action personnalisé.
Vous n'êtes pas seul, et ce n'est pas une faute. Chaque année, des dizaines de milliers de dirigeants traversent la même épreuve, et le droit prévoit une solution à chaque stade, d'autant plus favorable qu'on agit tôt. Ce site est là pour vous : comprendre vos options, sans inscription, sans jugement et en toute confidentialité, avec l'expérience d'un ancien juge du tribunal de commerce.
- Anonyme et gratuit
- Textes officiels vérifiés
- Rédigé par un ancien juge consulaire
En cas d'urgence, de cessation des paiements présumée ou d'échéance judiciaire proche, consultez sans délai un professionnel qualifié. La plateforme informe et aide à préparer les démarches, mais ne remplace ni un avocat, ni un administrateur ou mandataire judiciaire, ni le tribunal.
Les trois situations en détail
Vous hésitez entre deux ? Voici à quoi chacune ressemble concrètement, et ce qu'elle ouvre encore comme options.
Des difficultés se profilent
- Tensions de trésorerie
- La banque hésite à financer
- Impayés de clients qui s'accumulent
Agir avant la cessation des paiements ouvre toutes les options : mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, en toute confidentialité.
Je ne peux plus payer
- Dettes fiscales ou sociales échues
- Échéances impayées, assignation reçue
- Cessation des paiements possible
À partir de la cessation des paiements, vous avez 45 jours pour saisir le tribunal. Chaque jour compte : situez-vous immédiatement.
Déjà en procédure
- Sauvegarde ou redressement ouvert
- Convocations, déclarations, délais
- Préparer le plan ou le rebond
Comprenez chaque étape (période d'observation, plan, cession) et pilotez vos obligations depuis votre espace.
Ma situation aujourd'hui
Dit avec vos mots, pas avec ceux du droit. Cliquez sur ce qui vous arrive.
Votre situation n\'y est pas ? Les 33 guides ou posez votre question.
Comprendre les solutions
De la prévention à la liquidation, chaque procédure expliquée simplement.
Pour une entreprise en difficulté mais pas encore en cessation des paiements : réorganiser pour poursuivre l'activité.
Variante rapide de la sauvegarde, préparée en amont via la conciliation.
Pour une entreprise en cessation des paiements dont le redressement reste possible.
Lorsque le redressement est manifestement impossible : mettre fin à l'activité et réaliser l'actif.
Version allégée de la liquidation pour les petites structures.
Pour l'entrepreneur individuel sans salarié et à l'actif très faible : effacement des dettes sans liquidation.
Votre parcours en 5 étapes
Diagnostiquer
Savoir où vous en êtes, honnêtement.
Première étape : regarder la réalité en face, sans dramatiser. Pouvez-vous payer ce qui est dû aujourd'hui avec l'argent disponible aujourd'hui ? C'est LA question. Notre diagnostic d'urgence vous la pose en quelques minutes, anonymement, personne ne le saura, rien n'est enregistré.
Le diagnostic établit trois choses : votre situation de trésorerie (êtes-vous en cessation des paiements ?), votre position dans le temps (les 45 jours courent-ils déjà ?) et les options encore ouvertes. Plus le diagnostic est précoce, plus l'éventail est large : mandat ad hoc et conciliation exigent d'agir avant, ou tout juste après, la bascule.
Le diagnostic se documente : colonnes hebdomadaires passif exigible / actif disponible, datées et conservées. Ces pièces serviront trois fois, pour choisir la procédure, pour l'audience d'ouverture, et pour tout débat ultérieur sur la date de cessation des paiements et la période suspecte. Un diagnostic non documenté est une opinion ; documenté, c'est une défense.
Commencer le diagnostic →Comprendre
Connaître vos options avant de choisir.
Il n'existe pas UNE procédure mais une palette : des solutions discrètes et amiables (personne n'est au courant) jusqu'aux procédures judiciaires qui protègent vraiment. Chacune a son moment. Comprendre les différences en une heure de lecture peut changer la suite de votre histoire.
L'axe de lecture, c'est la cessation des paiements : avant, tout est ouvert (mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde) ; dans les 45 jours, conciliation et sauvegarde accélérée restent accessibles ; après, le tribunal qualifie (redressement, liquidation). Le comparateur met les procédures côte à côte, critère par critère, avec les textes en regard.
Chaque option s'analyse en régime complet : effets sur les poursuites, sort des garants, pouvoirs conservés par le dirigeant, traitement des contrats en cours, issue type et durée. L'encyclopédie et le corpus du Livre VI donnent, pour chaque affirmation, l'article applicable, vérifiable au survol.
Comparer les procédures →Préparer
Arriver au tribunal en pilote, pas en passager.
Une procédure se prépare comme un rendez-vous important : les bons papiers, les bons chiffres, le bon récit. Nos guides listent, étape par étape, ce qu'il faut réunir, et nos modèles de courriers vous font gagner des heures.
Préparer, c'est réunir les pièces (comptes, état des dettes et des sûretés, liste des créanciers), chiffrer un prévisionnel de période d'observation, et esquisser déjà la sortie (plan, cession). Un dossier préparé oriente la procédure ; un dossier subi la subit.
La préparation est stratégique : choix du moment du dépôt, arbitrage entre procédures selon le sort des cautions et la maîtrise conservée, pré-négociation avec les créanciers clés, anticipation des seuils (administrateur obligatoire, classes de parties affectées). Chaque semaine gagnée avant l'audience se retrouve dans le jugement d'ouverture.
Ouvrir les guides →Agir
Le bon geste, au bon moment, dans les délais.
Agir, c'est déposer le bon dossier au bon guichet, dans les délais, et continuer à faire tourner l'entreprise pendant ce temps. Vous n'êtes pas seul : administrateur, mandataire et juge sont là pour organiser, pas pour punir.
L'action se joue sur deux fronts : la procédure (déclarations, audiences, délais de recours, souvent dix jours) et l'exploitation (payer le postérieur à l'échéance, tenir la trésorerie hebdomadaire). Les simulateurs chiffrent vos échéances ; l'espace personnel suit vos obligations.
Chaque acte s'inscrit dans une chronologie opposable : ce qui est fait avant/après l'ouverture, avant/après la date de cessation des paiements, change de régime. La discipline d'exécution, dates, notifications, formes, est le premier facteur de réussite d'un plan et la première défense du dirigeant.
Diagnostic d'urgence →Suivre
La procédure n'est pas une parenthèse : pilotez-la.
Une fois la machine lancée, votre rôle continue : répondre aux courriers, tenir les échéances, informer. Ceux qui suivent leur dossier de près s'en sortent mieux, c'est aussi simple que ça.
Suivre, c'est honorer le plan (chaque annuité, au commissaire à l'exécution), surveiller l'état des créances, anticiper les difficultés d'échéance, une modification du plan se négocie avant l'impayé, jamais après le deuxième. Et préparer, déjà, l'après : rebond, reprise, recréation.
Le suivi est un contentieux en veille : délais de contestation de l'état des créances, fenêtres de recours, clauses du plan, retour à meilleure fortune. C'est aussi la gestion de la sortie, clôture, radiations, levée des inscriptions, et la protection du rebond (non-reprise des poursuites, rétablissement).
Ouvrir mon espace →Ressources essentielles
Neuf procédures comparées critère par critère, organisées autour du seuil des 45 jours : l'outil pour choisir sa voie en connaissance de cause.
Plus de 800 termes expliqués à trois niveaux, classés en familles, reliés entre eux et aux textes : comment tirer le meilleur du glossaire.
Après l'échec, le droit organise le redémarrage : non-reprise des poursuites, rétablissement professionnel avec effacement des dettes, et un principe, l'échec soldé n'est pas une dette à vie.
Comment une procédure se termine : achèvement du plan, extinction du passif ou insuffisance d'actif, et ce qui reste possible, ou non, après la clôture.
Questions fréquentes
Ce site remplace-t-il un avocat ?
Non. SauverMonEntreprise.fr fournit une information générale et pédagogique sur le droit des entreprises en difficulté. Pour toute décision (déclarer la cessation des paiements, choisir une procédure, négocier), consultez un avocat : la carte de l'accompagnement vous aide à en trouver un près de chez vous.
Combien coûte l'utilisation du site ?
L'information est gratuite : encyclopédie, glossaire, guides, simulateurs et diagnostic anonyme sont en accès libre, sans compte. La création d'un espace personnel est également gratuite.
Par quoi commencer si mon entreprise va mal ?
Faites le diagnostic d'urgence anonyme : il situe votre situation par rapport à la cessation des paiements et au délai de 45 jours, puis vous oriente vers la bonne action : procédure amiable confidentielle ou déclaration au tribunal.
Une exigence de rigueur
Chaque contenu juridique est daté, sourcé et vérifié par une relecture avant publication. La plateforme est privée et indépendante ; elle ne constitue pas un service public et n'exerce aucune fonction juridictionnelle.
Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le
Qui est derrière cet outil
Alexandre Baumberger
Ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire, et chef d'entreprise.
Au tribunal, j'ai vu chaque semaine des dirigeants arriver seuls, souvent trop tard, face à des procédures qu'ils ne connaissaient pas et dont le vocabulaire les dépassait.
Cette conviction est antérieure. Dès 2011, sept ans avant ma nomination, j'ai travaillé au déploiement du FSEE, un fonds de restructuration destiné à financer et accompagner les entreprises en difficulté avant qu'il ne soit trop tard. En France, ces dispositifs peinent à voir le jour : on s'en remet volontiers à la destruction créatrice, en oubliant qu'il faut parfois vingt ans pour reconstruire ce qu'on a laissé disparaître.
Chef d'entreprise moi-même, je constate chaque jour que le dirigeant porte tout le monde : ses salariés, la croissance qu'il génère, l'impôt qu'elle finance. On oublie trop souvent ce qu'il y consacre.
J'ai créé Sauver mon entreprise pour ça : donner à celles et ceux qui traversent une difficulté une information claire, fiable et sourcée, pour comprendre où ils en sont, connaître leurs options et agir au bon moment.