Le schéma se lit de haut en bas, en cinq étages.
En haut, deux environnements en vis-à-vis. À gauche l'environnement
managérial, où le management et la cohésion dépendent du charisme et de la
personnalité, de la compétence et du savoir-faire technique, de la capacité de
contrôle et de gestion, des motivations et de la capacité d'adaptation. À droite
l'environnement externe, où l'intensité de la concurrence dépend des nouveaux
entrants, du pouvoir de négociation des fournisseurs et des clients et des produits
de substitution, selon les cinq forces de Michael Porter. Le managérial influence
l'externe par les comportements et les motivations ; l'externe influence le
managérial en cas de position de leader sur le marché.
Au deuxième étage, les ressources de l'entreprise autour de sa valeur
intrinsèque : ressources immatérielles, humaines, techniques et financières. Le
managérial les influence, l'externe en détermine les orientations.
Au troisième, la politique stratégique, où quatre politiques tournent
autour des objectifs stratégiques : formation et innovation, opérationnelles,
commerciales, financières. À gauche, les sources d'erreurs des quatre politiques,
ce que l'entreprise élabore et organise elle-même. À droite, les sources à maîtriser,
ce qui s'analyse et se surveille sans se décréter. C'est de leur décalage que naît
la spirale de la défaillance.
Au quatrième, les symptômes, dans l'ordre où ils apparaissent :
recul sur les marchés, diminution de la rentabilité et de la compétitivité avec les
premières craintes des partenaires, disparition des bénéfices et manque
d'autofinancement, manque de liquidité, recherche de capitaux externes et
endettement, accroissement des charges financières, apparition des principaux
clignotants, diminution des ratios de solvabilité et de liquidité, méfiance accrue
des partenaires et des prêteurs.
En bas, les trois clignotants : des ressources insuffisantes,
avec une liquidité et une solvabilité critiques jusqu'à la cessation des
paiements ; une position stratégique inadaptée, avec une entreprise moins
compétitive et une image ternie ; des politiques d'entreprise incohérentes et
inefficaces.