Aller au contenu
Sauver mon entreprise.fr
Urgence

Article R631-35 du Code de commerce

Cette fiche vous a servi ?
En vigueur Depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce
Texte officiel, relecture en cours. Le texte ci-dessous est celui publié par Légifrance (identifiant LEGIARTI000020251129), repris intégralement et sans modification. Il n'a pas encore été relu par notre relecteur juridique : vérifiez sa version en vigueur à la source avant tout usage engageant.
L'essentiel en quelques secondes
Partie législative, partie réglementaire : quelle différence ?
Articles en L

La loi, votée par le Parlement. Elle pose les principes et les droits : qui peut demander l'ouverture d'une procédure, à quelles conditions, avec quels effets sur les dettes, les contrats et les salariés. C'est le texte qui décide.

Articles en R ou D

Le décret, pris par le gouvernement pour appliquer la loi. Il règle le « comment » : quelle juridiction saisir, quelles pièces joindre, dans quels délais, qui convoque qui, sous quelle forme. C'est le texte qui organise.

Les deux se lisent ensemble : un droit reconnu par la loi s'exerce selon les formes fixées par le décret, et une formalité manquée peut faire perdre ce droit. Sur ce site, la partie législative est toujours à gauche et la partie réglementaire toujours à droite, quel que soit l'article consulté.

Partie législative

La loi : ce que le Parlement a voté (articles en L)

Aucun texte législatif n'est répertorié en regard de cet article.

Partie réglementaire

L'application : les décrets qui précisent la loi (articles en R ou D)

Les articles R. 626-17 à R. 626-51, à l'exclusion de l'article R. 626-18, des deuxième et troisième alinéas de l'article R. 626-20, et de l'article R. 626-22, sont applicables à la procédure de redressement judiciaire. Le greffier procède aux convocations et avis mentionnés à l'article R. 626-17 dès le dépôt au greffe du projet de plan par l'administrateur. Pour l'application de l'article R. 626-48, lorsque le tribunal décide la résolution du plan en application du troisième alinéa du I de l'article L. 626-27, il ouvre, dans le même jugement, la liquidation judiciaire du débiteur.

Identifiant : LEGIARTI000020251129

Ce que dit ce texte

Un long bloc d'articles repris, et un troisième alinéa qui ne laisse aucun répit. Le premier alinéa reprend tout le régime du plan de sauvegarde pour le redressement, moins trois exclusions ciblées, dont une seule porte sur des alinéas. Le travail de rédaction est minutieux, et il est pénible à manier. Le deuxième alinéa fixe un déclencheur, et il change le destinataire de l'initiative. En sauvegarde, c'est le débiteur qui dépose le projet de plan. Ici, c'est l'administrateur, et le greffier convoque dès ce dépôt. La chaîne ne dépend plus de la diligence du dirigeant. Le troisième alinéa est le plus dur du chapitre, et il faut le lire lentement. La situation : un plan de redressement a été arrêté, le débiteur ne l'exécute pas, le tribunal en prononce la résolution. Que se passe-t-il ensuite ? Le texte répond : la liquidation judiciaire est ouverte dans le même jugement. Pas une nouvelle période d'observation, pas un second plan, pas un délai pour trouver une solution. La liquidation, immédiatement, par la même décision. La sévérité est voulue, et elle se comprend. Un plan de redressement est déjà une seconde chance : les créanciers ont accepté des délais, parfois des remises, l'entreprise a été préservée. Si le débiteur ne tient pas ce plan, c'est que l'entreprise n'était pas viable, ou que le dirigeant n'a pas fait ce qu'il devait. Et il y a l'argument de temps : un plan dure souvent dix ans. Pendant dix ans, les créanciers attendent. Leur demander de recommencer serait leur demander l'impossible. La conséquence pratique est brutale : il n'y a pas d'audience distincte entre la résolution et la liquidation. Le dirigeant qui vient défendre son plan devant le tribunal doit savoir que s'il perd, il ressort avec une liquidation. Un seul jugement, deux décisions. C'est, de tout ce que j'ai lu dans ce chapitre, la règle qu'un dirigeant doit connaître avant d'accepter un plan qu'il n'est pas sûr de pouvoir tenir.

Comment gérer cet article

N'acceptez un plan que si vous pouvez le tenir : sa résolution ouvre la liquidation dans le même jugement. Demandez une modification du plan AVANT d'être en défaut : Art. R626-45 Article R626-45 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde La demande présentée par le débiteur en application de l'article L. 626-26 ou par le commissaire à l'exécution du plan est faite par requête. Le greffier convoque, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception... En vigueur depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → et suivants l'organisent. À l'audience de résolution, préparez le fond : vous ressortirez peut-être liquidé. Il n'y a pas d'audience distincte : une seule décision porte les deux. Pour l'administrateur : le dépôt du projet au greffe déclenche les convocations. Trois exclusions dans le renvoi, dont une seule portant sur des alinéas.

Forces pour le dirigeant
  • La liquidation immédiate évite aux créanciers de recommencer après un plan non tenu.
  • Le dépôt du projet par l'administrateur ne dépend plus de la diligence du dirigeant.
  • Un long bloc d'articles repris sans réécriture.
  • Les exclusions portées sur des alinéas évitent d'écarter des articles entiers.
Faiblesses et pièges
  • Aucune audience distincte entre la résolution et la liquidation.
  • Le texte n'avertit pas le dirigeant de l'enchaînement automatique.
  • Les exclusions par alinéa rendent le renvoi très difficile à manier.
  • Aucun second plan n'est possible, même si la défaillance est conjoncturelle.

Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

Partager
Signaler une erreur sur cette page

Chaque signalement est examiné par l'équipe éditoriale avant toute correction.

Information générale : ce site ne délivre aucun conseil juridique personnalisé. Avant toute décision, consultez un avocat. Lire l'avertissement Trouver un avocat