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Urgence

Article L626-1 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/07/2014 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Le plan de sauvegarde n'est pas un simple échéancier de dettes : c'est un projet d'entreprise que le tribunal arrête, et qui peut réorganiser l'activité. Il peut décider d'arrêter une branche déficitaire, d'en ajouter une, ou d'en céder une à un tiers. C'est ce qui distingue la sauvegarde d'une négociation avec les créanciers : elle touche à ce que l'entreprise fait, pas seulement à ce qu'elle doit. La condition d'ouverture du plan tient en trois mots que le tribunal apprécie souverainement, une possibilité sérieuse pour l'entreprise d'être sauvegardée. Ni certitude, ni simple espoir : une possibilité qui se démontre par des chiffres, un carnet de commandes, un financement identifié.

À ne pas faire
  • « Possibilité sérieuse » : ni la certitude, ni l'espoir, et cela se démontre.
  • Une cession décidée dans le plan obéit aux règles de la cession d'entreprise.
  • Le tribunal peut, par jugement spécialement motivé, déroger à certaines interdictions de cession.
  • Cette dérogation ne joue jamais au profit des contrôleurs ni du débiteur.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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