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Urgence

Article L622-14 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 11/12/2010 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Le bail des locaux d'activité obéit à des règles propres, distinctes des autres contrats.
  • L'administrateur peut décider de ne pas continuer le bail : la résiliation intervient à l'information du bailleur.
  • Les dommages et intérêts du bailleur se déclarent au passif : ils ne se paient pas cash.
  • Pour les loyers postérieurs au jugement, le bailleur retrouve son droit de résiliation.
  • Mais il doit attendre trois mois à compter du jugement avant d'agir.
En clair

Le local commercial est souvent l'actif le plus précieux d'une entreprise en difficulté, et ce texte organise sa protection avec un équilibre précis. Si l'administrateur décide d'abandonner le bail, la résiliation est simple et les indemnités du bailleur rejoignent le passif comme n'importe quelle créance antérieure. Dans l'autre sens, le bailleur ne peut pas profiter de la procédure pour récupérer son local : pour les loyers d'occupation postérieurs au jugement, il retrouve certes son droit de demander la résiliation, mais seulement au terme d'un délai de trois mois à compter du jugement. Et si tout est payé avant l'expiration de ce délai, la résiliation n'est pas acquise. Trois mois de répit, c'est le temps de décider si le local sert le redressement.

À ne pas faire
  • Le délai de trois mois ne dispense pas de payer : il suspend seulement l'action du bailleur.
  • Les loyers postérieurs doivent être payés : c'est leur défaut qui rouvre la résiliation.
  • Le paiement avant l'expiration du délai neutralise la demande de résiliation.
  • L'indemnité de résiliation décidée par l'administrateur se déclare, elle ne se réclame pas directement.
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Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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