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Urgence

Article R642-36-1 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Votre immeuble ne peut pas être vendu sans que vous ayez eu la possibilité de parler. Le juge-commissaire doit recueillir les observations des contrôleurs, entendre ou convoquer régulièrement le liquidateur, vous-même, et votre conjoint lorsque le bien appartient aux deux, ou qu'il est indivis parce que votre communauté a été dissoute et que cette dissolution est opposable aux tiers. Si vous ne venez pas, la vente se fait quand même : le texte dit « entendu ou dûment appelé », ce qui veut dire qu'une convocation régulière suffit. Mais si vous venez, vous êtes la seule personne dans la salle qui connaisse vraiment ce bien : les travaux faits, le permis obtenu, le voisin qui voulait l'acheter l'an dernier. Cette information vaut souvent plus que l'avis de valeur posé au dossier. C'est le moment où le prix de départ se décide, et une fois l'immeuble vendu, il ne revient pas. Pour votre conjoint, la dureté doit être dite franchement : il n'est pas en procédure, il n'a rien demandé, et il va perdre sa part de la valeur ; le droit d'être entendu est tout ce que le texte lui donne.

À ne pas faire
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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