Aller au contenu
Sauver mon entreprise.fr
Urgence

Article R641-27 du Code de commerce

Cette fiche vous a servi ?
En vigueur Depuis le 27/03/2007 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Vérifier une créance coûte de l'argent : chaque enregistrement et chaque vérification sont tarifés à la créance. Dans une liquidation où l'actif ne couvrira même pas les créances garanties, vérifier deux cents petites créances reviendrait à dépenser ce qui reste pour établir avec précision qui ne touchera rien. Le juge-commissaire peut donc décider de ne pas le faire. La pièce qui fonde sa décision, c'est l'état que le liquidateur lui remet dans les deux mois : une première photographie de votre liquidation, l'actif estimé d'un côté, le passif de l'autre, avec les créanciers garantis séparés des autres. Pour vous, cet état mérite d'être demandé : c'est la première fois que votre situation est chiffrée par un professionnel, et c'est sur ce chiffrage que la procédure va se régler. Pour vos créanciers ordinaires, la décision est brutale à entendre : si le juge-commissaire ne vérifie pas, leur créance déclarée ne sera pas examinée. Elle n'est pas rejetée, elle n'est pas contestée, elle reste en l'état faute d'espoir de paiement.

À ne pas faire
  • Remettez au liquidateur vos derniers comptes, vos contrats et l'état réel de vos stocks dans les premières semaines : son état est fait tôt, sur un dossier qu'il découvre, et une estimation fausse pèse sur toute la suite.
  • Demandez communication de cet état : il vous dit ce que le professionnel a évalué et sur quelle base, et c'est la base de tout ce qui suivra, y compris de ce qui peut vous être réclamé.
  • N'interprétez pas une absence de vérification comme un effacement de dettes : la créance n'est pas éteinte, elle n'est simplement pas examinée.
  • Sachez qu'aucun recours n'est organisé contre cette décision d'opportunité : tout se joue en amont, par la qualité des déclarations et par le rang des créances.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

Partager
Signaler une erreur sur cette page

Chaque signalement est examiné par l'équipe éditoriale avant toute correction.

Information générale : ce site ne délivre aucun conseil juridique personnalisé. Avant toute décision, consultez un avocat. Lire l'avertissement Trouver un avocat