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Urgence

Article R631-2 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/01/2020 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • L'assignation d'un créancier en redressement précise la nature et le montant de la créance.
  • Elle contient les éléments de preuve de la cessation des paiements.
  • Pour un agriculteur, la saisine préalable du président du tribunal judiciaire est attestée.
  • La demande est exclusive de toute autre, sauf liquidation à titre subsidiaire.
  • L'irrecevabilité est soulevée d'office.
En clair

Assigner son débiteur en redressement ne s'improvise pas, et ce texte réglementaire dit pourquoi tant d'assignations échouent. Trois exigences. La précision : l'assignation indique la nature et le montant de la créance, et contient tout élément de preuve de nature à caractériser la cessation des paiements, chèques impayés, mises en demeure vaines, saisies infructueuses ; affirmer ne suffit pas, il faut documenter. Le préalable agricole : pour une exploitation agricole, il faut justifier de la saisine préalable du président du tribunal judiciaire aux fins de règlement amiable, attestation du greffier à l'appui. L'exclusivité : la demande d'ouverture d'un redressement ne se cumule avec aucune autre demande relative au même patrimoine, à une exception près, la liquidation demandée à titre subsidiaire. Et l'irrecevabilité qui sanctionne le cumul est soulevée d'office : le juge n'attend pas qu'on la lui demande.

À ne pas faire
  • La preuve de la cessation des paiements se joint à l'assignation, elle ne s'annonce pas.
  • Le cumul avec une demande en paiement rend l'assignation irrecevable, d'office.
  • Le préalable agricole est une condition de recevabilité, attestation comprise.
  • Seule la liquidation subsidiaire échappe à l'exclusivité.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Analyse relue et validée le 14 août 2026 par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge des procédures collectives et juge-commissaire. Le texte officiel, lui, fait foi dans sa version publiée au Journal officiel.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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