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Urgence

Article R626-43 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 27/03/2007 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel en quelques secondes
Partie législative, partie réglementaire : quelle différence ?
Articles en L

La loi, votée par le Parlement. Elle pose les principes et les droits : qui peut demander l'ouverture d'une procédure, à quelles conditions, avec quels effets sur les dettes, les contrats et les salariés. C'est le texte qui décide.

Articles en R ou D

Le décret, pris par le gouvernement pour appliquer la loi. Il règle le « comment » : quelle juridiction saisir, quelles pièces joindre, dans quels délais, qui convoque qui, sous quelle forme. C'est le texte qui organise.

Les deux se lisent ensemble : un droit reconnu par la loi s'exerce selon les formes fixées par le décret, et une formalité manquée peut faire perdre ce droit. Sur ce site, la partie législative est toujours à gauche et la partie réglementaire toujours à droite, quel que soit l'article consulté.

Partie législative

La loi : ce que le Parlement a voté (articles en L)

Art. L626-25

Le tribunal nomme, pour la durée fixée à l'article L. 626-12, l'administrateur ou le mandataire judiciaire en qualité de commissaire chargé de veiller à l'exécution du plan. Le tribunal peut, en cas de nécessité, nommer plusieurs commissaires. A la demande du débiteur, le tribunal peut confier à l'administrateur ou au mandataire judiciaire qui n'ont pas été nommés en qualité de commissaire à l'exécution du plan une mission subséquente rémunérée, d'une durée maximale de vingt-quatre mois, dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. Les actions introduites avant le jugement qui arrête le plan et auxquelles l'administrateur ou le mandataire judiciaire est partie sont poursuivies par le commissaire à l'exécution du plan ou, si celui-ci n'est plus en fonction, par un mandataire de justice désigné spécialement à cet effet par le tribunal. Le commissaire à l'exécution du plan est également habilité à engager des actions dans l'intérêt collectif des créanciers. Le commissaire à l'exécution du plan peut se faire communiquer tous les documents et informations utiles à sa mission. Il rend compte au président du tribunal et au ministère public du défaut d'exécution du plan. Il en informe le comité social et économique. Toute somme perçue par le commissaire à l'exécution du plan est immédiatement versée en compte de dépôt à la Caisse des dépôts et consignations. En cas de retard, le commissaire à l'exécution du plan doit, pour les sommes qu'il n'a pas versées, un intérêt dont le taux est égal au taux de l'intérêt légal majoré de cinq points. Le commissaire à l'exécution du plan peut être remplacé par le tribunal, soit d'office, soit à la demande du ministère public. Lorsque le remplacement est demandé par le commissaire à l'exécution du plan, le président du tribunal statue par ordonnance.

Ouvrir la fiche complète de l'article →

Partie réglementaire

L'application : les décrets qui précisent la loi (articles en R ou D)

Sans préjudice des dispositions de l'article R. 626-51, le commissaire à l'exécution du plan fait un rapport annuel sur l'exécution des engagements du débiteur et sur les paiements et répartitions auxquels il a procédé. Ce rapport est déposé au greffe, communiqué au ministère public et tenu à la disposition de tout créancier.

Identifiant : LEGIARTI000006269591

Ce que dit ce texte

Le rendez-vous annuel du plan, et sa diffusion est plus large qu'on ne l'attendrait. Un plan dure jusqu'à dix ans, et personne ne peut suivre dix ans de paiements sans point d'étape. Le rapport annuel est ce point : ce que le débiteur devait faire, ce qu'il a fait, ce qui a été payé et à qui. « Tenu à la disposition de tout créancier » est la mention remarquable. Pas seulement les créanciers du plan, pas seulement ceux qui ont déclaré : tout créancier. La formule est large, et elle est délibérée. Comparons avec le reste du chapitre. L'accord de conciliation ne se communique qu'aux parties (Art. R611-44 Article R611-44 En vigueur Code de commerce · De la prévention des difficultés des entreprises Sous réserve de l'instance ouverte par la tierce opposition mentionnée à l'article L. 611-10, et en dehors de l'autorité judiciaire, à qui l'accord homologué et le rapport d'expertise peuvent être communiqués en applicat... En vigueur depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → ). Le rapport du conciliateur va au débiteur, au greffe et au parquet (Art. R611-38-2 Article R611-38-2 En vigueur Code de commerce · De la prévention des difficultés des entreprises Le conciliateur adresse copie du rapport prévu par le dernier alinéa de l'article L. 611-7 au débiteur. Le rapport est déposé au greffe. Il est communiqué par le greffier au ministère public. En vigueur depuis le 02/07/2014 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → ). Ici, le rapport est à la disposition de tous ceux qui ont une créance. La différence s'explique par le changement de nature. La conciliation est confidentielle parce qu'elle est une négociation privée. Le plan est public : il a été arrêté par un jugement publié, il impose des délais à tous les créanciers, et chacun a le droit de savoir s'il est exécuté. La transparence suit la contrainte. Pour un créancier, ce rapport est le seul moyen de savoir où en est le plan. Il ne reçoit pas de notification annuelle, il n'a pas accès aux comptes de l'entreprise. Le rapport lui dit si les échéances sont tenues, donc si sa créance a une chance. Et pour le débiteur, c'est un exercice de vérité annuel. Un retard s'y voit, et le ministère public le lit. La réserve de Art. R626-51 Article R626-51 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Dans les deux mois qui suivent l'achèvement de sa mission, le commissaire à l'exécution du plan dépose un compte-rendu de fin de mission dans les conditions des articles R. 626-39 et R. 626-40. L'article R. 626-41 est ap... En vigueur depuis le 27/03/2007 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → renvoie aux obligations propres à certaines procédures : le rapport annuel est un minimum, pas un maximum.

Comment gérer cet article

Préparez le rapport annuel avec le commissaire : c'est la photographie officielle de votre exécution. Un retard non expliqué dans le rapport inquiète plus qu'un retard expliqué : donnez les raisons et les perspectives. Vos créanciers peuvent le consulter : écrivez-le en sachant qu'il sera lu par eux. Pour le créancier : demandez le rapport au greffe. C'est votre seule fenêtre sur l'exécution du plan. Le ministère public le lit aussi : sur les procédures importantes, il suit l'exécution.

Forces pour le dirigeant
  • Un point d'étape annuel sur une période qui peut atteindre dix ans.
  • Tout créancier peut le consulter : la transparence suit la contrainte imposée par le plan.
  • Le rapport couvre les engagements et les paiements effectifs, pas seulement une déclaration d'intention.
  • Le ministère public reste informé pendant toute l'exécution.
Faiblesses et pièges
  • Les créanciers ne sont pas avisés du dépôt : ils doivent penser à le demander.
  • Le texte ne fixe ni la date du rapport ni son contenu minimal.
  • Un créancier éloigné doit se déplacer au greffe pour le consulter.
  • Aucune sanction n'est prévue si le commissaire ne dépose pas son rapport.

Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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