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Urgence

Article R626-27 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/01/2023 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel en quelques secondes
  • Le commissaire à l'exécution du plan indique également sur le bordereau de R. 521-6 :
  • Si le bien peut être déplacé.
  • Et la durée de la mesure d'inaliénabilité.
Partie législative, partie réglementaire : quelle différence ?
Articles en L

La loi, votée par le Parlement. Elle pose les principes et les droits : qui peut demander l'ouverture d'une procédure, à quelles conditions, avec quels effets sur les dettes, les contrats et les salariés. C'est le texte qui décide.

Articles en R ou D

Le décret, pris par le gouvernement pour appliquer la loi. Il règle le « comment » : quelle juridiction saisir, quelles pièces joindre, dans quels délais, qui convoque qui, sous quelle forme. C'est le texte qui organise.

Les deux se lisent ensemble : un droit reconnu par la loi s'exerce selon les formes fixées par le décret, et une formalité manquée peut faire perdre ce droit. Sur ce site, la partie législative est toujours à gauche et la partie réglementaire toujours à droite, quel que soit l'article consulté.

Partie législative

La loi : ce que le Parlement a voté (articles en L)

Art. L626-27 Application directe

I.-En cas de défaut de paiement des dividendes par le débiteur, le commissaire à l'exécution du plan procède à leur recouvrement conformément aux dispositions arrêtées. Il y est seul habilité. Lorsque le commissaire à l'exécution du plan a cessé ses fonctions, tout intéressé peut demander au tribunal la désignation d'un mandataire ad hoc chargé de procéder à ce recouvrement. Le tribunal qui a arrêté le plan peut, après avis du ministère public, en décider la résolution si le débiteur n'exécute pas ses engagements dans les délais fixés par le plan. Lorsque la cessation des paiements du débiteur est constatée au cours de l'exécution du plan, le tribunal qui a arrêté ce dernier décide, après avis du ministère public, sa résolution et ouvre une procédure de redressement judiciaire ou, si le redressement est manifestement impossible, une procédure de liquidation judiciaire. Avant de statuer, le tribunal examine si la situation du débiteur répond aux conditions posées aux articles L. 645-1 et L. 645-2 et ouvre, le cas échéant, avec son accord, une procédure de rétablissement professionnel. Le jugement qui prononce la résolution du plan met fin aux opérations et à la procédure lorsque celle-ci est toujours en cours. Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 626-19, il fait recouvrer aux créanciers l'intégralité de leurs créances et sûretés, déduction faite des sommes perçues, et emporte déchéance de tout délai de paiement accordé. II.-Dans les cas mentionnés aux deuxième et troisième alinéas du I, le tribunal est saisi par un créancier, le commissaire à l'exécution du plan ou le ministère public. III.-Après résolution du plan et ouverture d'une nouvelle procédure par le même jugement ou par une décision ultérieure constatant que cette résolution a provoqué l'état de cessation des paiements, les créanciers soumis à ce plan ou admis au passif de la première procédure sont dispensés de déclarer leurs créances et sûretés. Les créances inscrites à ce plan sont admises de plein droit, déduction faite des sommes déjà perçues. Bénéficient également de la dispense de déclaration, les créances portées à la connaissance de l'une des personnes mentionnées au IV de l'article L. 622-17 dans les conditions prévues par ce texte.

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Partie réglementaire

L'application : les décrets qui précisent la loi (articles en R ou D)

Le commissaire à l'exécution du plan indique également sur le bordereau prévu à l'article R. 521-6 si le bien peut être déplacé et la durée de la mesure d'inaliénabilité.

Identifiant : LEGIARTI000044952300

Ce que dit ce texte

Deux mentions sur un bordereau, et la première est plus importante qu'elle n'en a l'air. « Si le bien peut être déplacé » règle une question pratique majeure. Une machine inaliénable peut-elle être transférée d'un atelier à un autre ? Déplacée vers un nouveau site si l'entreprise déménage ? Prêtée pour un chantier ? La réponse n'est pas évidente, et elle n'est pas la même pour tous les biens. Une ligne de production dont le déplacement coûterait des mois d'arrêt doit rester où elle est. Un engin de chantier n'a de valeur que mobile. Le bordereau doit donc dire laquelle des deux situations s'applique. L'intérêt de la mention est double. Pour les tiers, elle précise la portée réelle de la mesure : un bien inaliénable et immobilisé, ou seulement inaliénable. Pour le débiteur, elle lève une incertitude qui, sans elle, le paralyserait : il saurait qu'il ne peut pas vendre, sans savoir s'il peut réorganiser son atelier. La durée est reprise ici comme à Art. R626-25 Article R626-25 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde La mesure d'inaliénabilité prévue à l'article L. 626-14 est, à la diligence du commissaire à l'exécution du plan, mentionnée aux registres publics sur lesquels les biens déclarés inaliénables et les droits qui les grèven... En vigueur depuis le 01/01/2023 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → , et cette répétition est voulue : la mention figure sur le registre et sur le bordereau, de sorte que celui qui consulte l'un ou l'autre la trouve. Le bordereau de R. 521-6 est l'instrument technique de l'inscription au registre du nantissement de l'outillage. Le règlement n'invente rien : il utilise un formulaire existant et y ajoute deux cases. C'est la bonne méthode, et on la retrouve partout dans ce chapitre : plutôt que de créer des circuits spécifiques aux procédures collectives, le texte se greffe sur les registres et les formulaires que les praticiens connaissent déjà.

Comment gérer cet article

Vérifiez si vos biens inaliénables peuvent être déplacés : la mention figure sur le bordereau, et elle conditionne votre liberté d'organisation. Si vous devez réorganiser un atelier ou déménager, consultez cette mention en premier. Pour les tiers : le bordereau dit si le bien est seulement incessible ou aussi immobilisé. La durée est indiquée : c'est la date à laquelle vous retrouverez la libre disposition. Demandez au commissaire à l'exécution de préciser ces mentions si elles manquent : leur absence crée une incertitude qui vous pénalise.

Forces pour le dirigeant
  • La mention du déplacement lève une incertitude qui paralyserait l'organisation de l'entreprise.
  • La durée figure au bordereau comme au registre : celui qui consulte l'un la trouve.
  • Le texte se greffe sur un formulaire existant plutôt que d'en créer un nouveau.
  • Les tiers connaissent la portée exacte de la mesure, pas seulement son existence.
Faiblesses et pièges
  • Le texte ne dit pas qui décide si le bien peut être déplacé : le tribunal ou le commissaire.
  • Une mention omise laisse le débiteur dans l'incertitude sur ce qu'il peut faire.
  • Aucune procédure n'est prévue pour faire modifier la mention si les circonstances changent.
  • Le bordereau est un document technique, peu accessible au dirigeant qu'il concerne.

Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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