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Urgence

Article R611-46 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

La résolution, c'est l'accord qui tombe parce qu'il n'a pas été tenu. Chaque créancier retrouve alors sa créance d'origine, sous déduction de ce qu'il a déjà reçu, et vous vous retrouvez au point de départ avec des interlocuteurs qui connaissent désormais toute votre situation. C'est le pire scénario de la conciliation, et il se joue devant le tribunal après une assignation. Le texte impose une chose essentielle : celui qui demande la résolution doit appeler toutes les parties à l'accord, et pas seulement vous. La raison est simple, un accord est un équilibre, chaque créancier a consenti un effort en considération de ce que les autres acceptaient, et on ne défait pas cet équilibre en l'absence de ceux qui l'ont construit. Les créanciers à qui des délais ont été imposés doivent eux aussi être appelés, même s'ils n'ont jamais signé. Si vous aviez choisi la constatation plutôt que l'homologation, la résolution ne sera pas publiée : rien n'avait été rendu public, rien ne le sera. Et retenez l'ordre des choses : un avenant négocié avant l'inexécution vaut toujours mieux qu'une résolution subie après.

À ne pas faire
  • Ne laissez pas s'installer l'inexécution : signalez la difficulté à votre conciliateur ou à vos créanciers avant l'échéance manquée, un avenant se négocie, une résolution se subit.
  • Si vous êtes assigné, vérifiez immédiatement que toutes les parties à l'accord sont en cause : le défaut de mise en cause est un moyen sérieux et le tribunal peut enjoindre de compléter.
  • Vérifiez aussi que les créanciers à délais de grâce ont été appelés : ils n'ont rien signé, le texte les inclut pourtant.
  • Mesurez la conséquence avant de laisser aller : la résolution restaure les créances d'origine, et aucun délai n'encadre la procédure pendant laquelle vous resterez dans l'incertitude.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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