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Urgence

Article R663-37 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 05/06/2023 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Un acompte est une avance calculée sur une rémunération estimée, et une estimation peut se tromper. Une cession espérée n'aboutit pas, une créance qu'on croyait recouvrable ne rentre pas, l'assiette se révèle plus faible que prévu. La rémunération finale se trouve alors inférieure à ce qui a déjà été versé. Dans ce cas, l'argent est rendu tout de suite, sans qu'il faille démontrer la moindre faute ni obtenir une décision. La raison est simple : cet argent n'est ni celui du mandataire, ni vraiment celui de l'entreprise, c'est de l'argent de la procédure destiné aux créanciers. Le texte ne sanctionne personne, il remet en place une somme qui n'aurait pas dû sortir.

À ne pas faire
  • « Immédiatement » : ni délai raisonnable, ni attente de la clôture, ni mise en demeure préalable.
  • Aucune compensation n'est organisée avec un autre dossier : la somme est restituée, pas imputée ailleurs.
  • Le trou de la règle : personne n'est désigné pour constater le dépassement, et aucune vérification intermédiaire n'est prévue. Un acompte excessif peut rester en place des années.
  • Le moment utile pour vérifier est l'arrêté définitif de la rémunération : comparez le total des acomptes versés à la rémunération finalement arrêtée.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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