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Urgence

Article R642-29-1 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/01/2020 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Le cahier des conditions de vente doit être déposé au greffe du juge de l'exécution dans un délai de deux mois à compter de la publication de l'ordonnance du juge-commissaire.
  • Au plus tard le cinquième jour ouvrable après ce dépôt, un huissier avise les créanciers inscrits et, si le bien est commun, votre conjoint, de la date de l'audience de vente.
  • Cette audience est fixée entre deux et quatre mois après l'avis.
  • L'avis doit porter, en caractères très apparents, que seules les contestations portant sur un acte postérieur à l'ordonnance sont recevables, dans les quinze jours, et par conclusions d'avocat.
  • Si les délais de deux mois ou de cinq jours ouvrables sont dépassés, le juge de l'exécution déclare l'ordonnance non avenue, sauf motif légitime.
En clair

Cet article fixe le calendrier de la vente de l'immeuble, et c'est le plus serré de toute la matière. Deux mois pour déposer le document qui décrit la vente, cinq jours ouvrables pour prévenir, puis une audience entre deux et quatre mois plus tard. Du début à la fin, comptez environ quatre à six mois sans temps mort. Si la personne qui poursuit la vente laisse filer ces délais, l'ordonnance du juge-commissaire tombe et il faut tout reprendre depuis le début. Pour vous, deux choses comptent. La première est le paragraphe en gros caractères de l'avis : il vous dit que vous avez quinze jours pour contester, et seulement ce qui s'est passé après l'ordonnance. La mise à prix, elle, se discutait avant, devant le juge-commissaire. La seconde, si le bien appartient à la communauté, est que votre conjoint est prévenu de la date. Il n'est pas en procédure, il n'a rien signé, et il va pourtant perdre la moitié de ce bien : au moins saura-t-il quand.

À ne pas faire
  • Les quinze jours du paragraphe en caractères très apparents courent vite et ne se rattrapent pas. Passé ce délai, la contestation est irrecevable, même fondée.
  • Seuls les actes postérieurs à l'ordonnance du juge-commissaire sont contestables ici. Tout ce qui précède, mise à prix comprise, devait se discuter devant le juge-commissaire.
  • Allez consulter le cahier des conditions de vente, au greffe du juge de l'exécution ou au cabinet de l'avocat du poursuivant. L'avis vous donne les deux adresses et vaut notification du cahier.
  • La contestation se fait par conclusions d'avocat déposées au greffe. Si vous n'avez plus les moyens d'un avocat, cherchez l'aide juridictionnelle dès réception de l'avis, pas au quinzième jour.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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