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Urgence

Article R641-9 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 27/03/2007 · Source : Légifrance · Code de commerce
Texte officiel, relecture en cours. Le texte ci-dessous est celui publié par Légifrance (identifiant LEGIARTI000006269662), repris intégralement et sans modification. Il n'a pas encore été relu par notre relecteur juridique : vérifiez sa version en vigueur à la source avant tout usage engageant.
En clair

La date de cessation des paiements est le point de départ d'une période que l'on appelle suspecte. Les actes faits pendant cette période peuvent être annulés : un paiement fait en priorité à un fournisseur, une garantie donnée trop tard à une banque, un bien transmis à un proche. Reporter cette date en arrière, c'est donc élargir le champ de ce qui peut être repris, jusqu'à dix-huit mois avant le jugement d'ouverture. En liquidation, le liquidateur a un intérêt direct à demander ce report, parce qu'il n'y a plus d'entreprise à sauver et que ces annulations sont l'un des rares moyens de reconstituer de l'actif. Pour vous, dirigeant, le report est une mauvaise nouvelle deux fois : il agrandit l'assiette des annulations, et il peut montrer que vous avez déclaré votre cessation des paiements trop tard. Les tiers dont les actes deviennent attaquables, eux, ne sont pas prévenus individuellement : ils l'apprendront le jour où le liquidateur les assignera.

À ne pas faire
  • Contestez le report si vous le pouvez : il élargit les nullités et il peut révéler une déclaration tardive de cessation des paiements.
  • Le report est plafonné à dix-huit mois avant le jugement d'ouverture : vérifiez la date retenue par rapport à cette limite.
  • La décision est susceptible de recours et vous est notifiée : ne laissez pas passer la date portée sur la notification.
  • Si vous avez traité avec l'entreprise, regardez la date publiée et non celle du jugement d'ouverture initial : c'est elle qui dit si votre acte est dans la période.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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