Aller au contenu
Sauver mon entreprise.fr
Urgence

Article R631-4 du Code de commerce

Consulté, 1 sur 4.
Cette fiche vous a servi ?
En vigueur Depuis le 01/10/2015 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Le ministère public peut demander l'ouverture d'un redressement judiciaire par requête.
  • Cette requête doit indiquer les faits qui motivent la demande, elle ne peut pas se contenter d'affirmer.
  • Le président du tribunal, par les soins du greffier, vous convoque par lettre recommandée avec avis de réception.
  • C'est le président qui fixe le délai pour comparaître, le texte n'en impose aucun minimum.
  • La requête du parquet est jointe à la convocation : vous recevez l'acte lui-même, pas un résumé.
En clair

Vous ne vous êtes pas déclaré, et c'est le procureur qui saisit le tribunal. Vous recevez alors une lettre recommandée qui vous convoque, et avec elle la requête du parquet. C'est important : vous lisez exactement ce qui vous est reproché, dans les termes employés, avec les faits avancés et les pièces visées. Vous pouvez donc répondre mot pour mot, et non deviner. Le procureur n'agit pas par animosité : il porte l'intérêt général, et une entreprise qui ne paie plus ses dettes depuis des mois accumule des créanciers, des cotisations impayées et des salaires en retard. Ses informations viennent souvent du greffe, d'un organisme social, de l'administration fiscale, parfois d'une autre juridiction. Elles peuvent être exactes, elles peuvent aussi être périmées. Et le tribunal, ici, n'est pas à l'origine de la saisine : il est saisi, il convoque, il jugera.

À ne pas faire
  • Ne manquez pas l'audience : le délai est fixé par le président et aucun minimum n'est garanti par le texte, lisez la date dès réception.
  • Lisez la requête ligne à ligne et répondez point par point, pièces à l'appui : c'est votre occasion de contredire les faits avancés.
  • Vérifiez les sources et les dates : des dettes payées depuis, un échéancier obtenu, des comptes déposés changent la réponse, à vous de le prouver.
  • Préparez aussi l'hypothèse de l'ouverture : si la cessation des paiements est établie, mieux vaut arriver avec un projet qu'avec une dénégation.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

Partager
Signaler une erreur sur cette page

Chaque signalement est examiné par l'équipe éditoriale avant toute correction.

Information générale : ce site ne délivre aucun conseil juridique personnalisé. Avant toute décision, consultez un avocat. Lire l'avertissement Trouver un avocat