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Urgence

Article R627-1 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Dans les procédures de petite taille, il n'y a pas d'administrateur judiciaire : vous restez seul aux commandes, avec un mandataire judiciaire dont la mission est de représenter les créanciers et non de vous assister. Or décider de continuer ou d'abandonner un contrat est l'une des décisions les plus lourdes de la période d'observation, et elle se prend en un mois. Cet article vous donne deux appuis. Le premier est l'avis du mandataire judiciaire, qu'il doit rendre sans délai : cet avis ne vous autorise rien et ne lie personne, mais il éclaire, et un dirigeant qui suit un avis écrit n'est pas dans la position de celui qui a tranché seul. Le second est le juge-commissaire, que vous pouvez saisir si le mandataire se tait pendant quinze jours. Et le texte prend soin de préciser que cette saisine suspend le délai, sinon le recours serait un piège : le mois continuerait de courir, et le silence à son terme vaut renonciation au contrat. Le greffier avertit même le cocontractant de cet effet suspensif, pour qu'il ne se croie pas libéré.

À ne pas faire
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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