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Urgence

Article R612-6 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 27/03/2007 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Louer un local appartenant à votre président, acheter des prestations à la société d'un administrateur, employer le conjoint d'un dirigeant : rien de tout cela n'est interdit, et rien de tout cela n'est forcément critiquable. Dans un tissu local, les personnes engagées le sont souvent à plusieurs titres. Ce qui pose problème, c'est que ces conventions se concluent sans que les membres le sachent et sans qu'ils puissent en juger. Le texte ne prohibe pas, il éclaire : on énumère, on nomme, on décrit, et ce sont les membres qui apprécient. Le point 5° est le plus utile à lire de près, parce que chaque élément de sa liste correspond à un procédé connu par lequel un avantage se dissimule. Un prix normal assorti d'un délai de paiement de trois cents jours est un prêt gratuit. Un prix normal assorti d'une ristourne rétroactive est une remise déguisée. Et la question finale est la bonne : pas seulement ce qui a été signé, mais pourquoi.

À ne pas faire
  • Déclarez tout, même ce qui vous paraît anodin. Une convention déclarée et approuvée ne vous sera jamais reprochée ; une convention taue le sera, y compris des années plus tard en cas de difficulté.
  • Nommez les personnes. Un rapport qui évoque « une société liée à un administrateur » n'informe personne et ne remplit pas l'obligation du 2°.
  • Détaillez les cinq éléments du 5°, en particulier les délais de paiement et les sûretés : ce sont eux qui transforment une convention banale en avantage consenti ou en transfert de risque.
  • Répondez à la question du pourquoi, et conservez ces rapports. Quand une structure défaille, ces conventions sont les premières examinées, et un rapport bien tenu vous protège autant qu'il informe les adhérents.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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