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Urgence

Article R611-49 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 02/07/2014 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Si le professionnel estime en cours de mission que le montant maximal est insuffisant, il informe le président.
  • Il ne vous réclame pas directement le complément : il passe par le juge.
  • Le président fixe les nouvelles conditions en accord avec vous, et par écrit.
  • En conciliation, le ministère public donne son avis avant.
  • À défaut d'accord, la mission s'arrête. Il n'y a pas de troisième issue.
En clair

Le plafond convenu au départ n'est pas indicatif, c'est une limite. Si le mandataire ad hoc, le conciliateur ou l'expert considère qu'il ne suffira pas, il ne peut pas vous présenter une note plus élevée ni vous mettre en demeure : il doit en informer le président du tribunal, qui conduit lui-même la renégociation. Vous n'êtes donc pas seul face au professionnel au moment de discuter de l'argent. Mais le texte est franc sur l'alternative : soit vous acceptez le nouveau montant, qui sera écrit comme le premier, soit la mission prend fin. Le juge ne tranche pas à votre place et ne fixe pas un prix d'autorité. Cela protège votre consentement, et cela crée une pression réelle si la négociation avec vos créanciers est presque aboutie. D'où la règle pratique : il faut faire chiffrer largement au départ.

À ne pas faire
  • Faites chiffrer le plafond de départ avec une marge. Un plafond trop juste prépare exactement cette discussion, au plus mauvais moment.
  • Si un dépassement est annoncé, demandez le détail des diligences accomplies et restant à accomplir : nombre de réunions, créanciers rencontrés, temps passé. Vous négociez, vous ne subissez pas.
  • Avant de refuser, mesurez ce que vous perdez : une négociation presque aboutie vaut souvent plus que l'écart d'honoraires réclamé.
  • Rien ne se paie sans écrit, y compris le complément. Un accord verbal sur un dépassement ne vaut rien.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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