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Urgence

Article L631-15 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/10/2021 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Après l'ouverture du redressement, l'entreprise est à l'essai : au bout de deux mois, le tribunal vérifie qu'elle peut payer ce que coûte cette période d'essai.
  • Si oui, l'observation continue. Si non, ou si le sauvetage devient clairement impossible, le tribunal peut fermer une partie de l'activité ou prononcer la liquidation.
  • Vous êtes toujours convoqué et écouté avant ces décisions.
  • Un tableau de trésorerie sérieux, semaine par semaine, est votre meilleur allié à ce rendez-vous.
  • Pour une exploitation agricole, ce rendez-vous peut suivre l'année culturale plutôt que le calendrier judiciaire.
En clair

Imaginez un blessé admis à l'hôpital : les premiers soins sont donnés (les dettes anciennes sont gelées), puis, au bout de deux mois, les médecins font le point : le traitement donne-t-il des résultats, et peut-on payer la suite du séjour ? Si la caisse ne permet même pas de payer les dépenses courantes de la période (salaires, fournisseurs du jour), continuer aggraverait le mal : le tribunal arrête alors le traitement, complètement (liquidation) ou en partie (fermeture d'une branche). Votre travail de dirigeant pendant ces deux mois : prouver, chiffres à l'appui, que la période d'observation se finance.

À ne pas faire
  • Ne cachez jamais une trésorerie qui se dégrade pendant la période d'observation : les dettes nées après l'ouverture doivent être payées à l'échéance, et leur accumulation précipite la liquidation.
  • Préparez le rendez-vous des deux mois dès le premier jour : un prévisionnel improvisé la veille se voit.
  • Ne comptez pas sur le silence des autres : la conversion peut être demandée par le mandataire, un contrôleur ou le procureur, ou décidée d'office.
  • Si une branche perd de l'argent, dites-le : une fermeture partielle choisie vaut mieux qu'une liquidation totale subie.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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