Article L622-25-1 du Code de commerce
- La déclaration de créance interrompt la prescription.
- Jusqu'à la clôture de la procédure.
- Elle dispense de toute mise en demeure.
- Et vaut acte de poursuites.
- Une phrase, trois effets, zéro formalité supplémentaire.
Le créancier qui déclare sa créance s'inquiète parfois : sa prescription court-elle pendant les années que durera la procédure ? Ce texte répond par trois effets d'une phrase. L'interruption : la déclaration interrompt la prescription jusqu'à la clôture de la procédure, et le délai ne recommence à courir qu'après ; aucune action conservatoire, aucun rappel périodique n'est nécessaire pendant tout ce temps. La dispense de mise en demeure : les effets que le droit commun attache à l'interpellation du débiteur sont acquis par la seule déclaration. La valeur d'acte de poursuites : la déclaration produit les effets d'une action en justice, ce qui rejaillit sur tous les mécanismes qui y sont suspendus. La conséquence pratique est un soulagement : le créancier déclarant est processualement couvert pour toute la durée de la procédure, si longue soit-elle. Et le corollaire se lit en creux : celui qui n'a pas déclaré n'a rien interrompu, et sa prescription court.
- L'interruption dure jusqu'à la clôture : le délai reprend ensuite.
- La déclaration vaut poursuites : ses effets rayonnent, cautions comprises.
- Le non-déclarant ne bénéficie de rien : sa prescription vit sa vie.
- La vigilance renaît à la clôture, quand le compteur repart.
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La déclaration de créance interrompt la prescription jusqu'à la clôture de la procédure ; elle dispense de toute mise en demeure et vaut acte de poursuites.
Les courriers fondés sur cet article
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À Mandataire judiciaireDéclaration de créance : modèle et exemple rempli
Qui s'appuie sur ce texte
Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le