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Urgence

Article R641-26 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/06/2012 · Source : Légifrance · Code de commerce
Texte officiel, relecture en cours. Le texte ci-dessous est celui publié par Légifrance (identifiant LEGIARTI000026459836), repris intégralement et sans modification. Il n'a pas encore été relu par notre relecteur juridique : vérifiez sa version en vigueur à la source avant tout usage engageant.
L'essentiel, tout simplement
En clair

Pendant la sauvegarde ou le redressement, les personnes qui s'étaient engagées pour vous, votre conjoint qui a signé la caution de la banque, un frère, un ami, étaient à l'abri : les créanciers ne pouvaient pas les poursuivre. Cet abri n'avait qu'une raison, laisser à l'entreprise une chance de se redresser sans que son entourage soit ruiné dans l'intervalle. Le jour où la liquidation est prononcée, cette raison disparaît, puisqu'il n'y aura pas de plan. Les créanciers garantis reprennent donc leurs poursuites, et il leur suffit pour cela de présenter le jugement. Ils peuvent même aller plus vite et geler des biens avant tout jugement sur le fond : bloquer un compte, inscrire une hypothèque provisoire sur la maison. Il faut le dire sans l'habiller : ces personnes ne sont pas en procédure collective, elles n'en ont jamais eu la protection, et elles perdent au moment précis où elles apprennent que l'entreprise est morte. C'est souvent le même jour, parfois le même courrier.

À ne pas faire
  • Prévenez vos cautions avant l'audience de liquidation, pas après : le jour du jugement, les poursuites sont déjà rouvertes et leur position de négociation s'est effondrée.
  • La période de suspension est le seul moment utile pour négocier un échéancier avec le créancier garanti : passé le jugement, il n'a plus aucune raison d'attendre.
  • Faites relire l'engagement de caution : montant, durée, mention manuscrite, et la disproportion de l'engagement, qui reste un moyen de défense sur le fondement de l'article L. 332-1 du code de la consommation.
  • Une mesure conservatoire excessive se contredit devant le juge de l'exécution, mais elle est pratiquée avant d'être connue : surveillez les comptes et le fichier immobilier plutôt que d'attendre un courrier.
Lire le texte officiel de l'article

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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