Article R624-13 du Code de commerce
- La revendication s'adresse par lettre recommandée avec avis de réception à l'administrateur, ou à défaut au débiteur, dans le délai de Art. L624-9 Article L624-9 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde La revendication des meubles ne peut être exercée que dans le délai de trois mois suivant la publication du jugement ouvrant la procédure. En vigueur depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → ; copie au mandataire judiciaire.
- Sans acquiescement dans un mois, il faut, à peine de forclusion, saisir le juge-commissaire dans le mois qui suit l'expiration de ce délai de réponse.
- La demande en revendication emporte de plein droit demande en restitution.
Partie législative, partie réglementaire : quelle différence ?
La loi, votée par le Parlement. Elle pose les principes et les droits : qui peut demander l'ouverture d'une procédure, à quelles conditions, avec quels effets sur les dettes, les contrats et les salariés. C'est le texte qui décide.
Le décret, pris par le gouvernement pour appliquer la loi. Il règle le « comment » : quelle juridiction saisir, quelles pièces joindre, dans quels délais, qui convoque qui, sous quelle forme. C'est le texte qui organise.
Les deux se lisent ensemble : un droit reconnu par la loi s'exerce selon les formes fixées par le décret, et une formalité manquée peut faire perdre ce droit. Sur ce site, la partie législative est toujours à gauche et la partie réglementaire toujours à droite, quel que soit l'article consulté.
Partie législative
La loi : ce que le Parlement a voté (articles en L)
Art. L624-9
La revendication des meubles ne peut être exercée que dans le délai de trois mois suivant la publication du jugement ouvrant la procédure.
Ouvrir la fiche complète de l'article →Partie réglementaire
L'application : les décrets qui précisent la loi (articles en R ou D)
La demande en revendication d'un bien est adressée dans le délai prévu à l'article L. 624-9 par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à l'administrateur s'il en a été désigné ou, à défaut, au débiteur. Le demandeur en adresse une copie au mandataire judiciaire. A défaut d'acquiescement dans le délai d'un mois à compter de la réception de la demande, le demandeur doit, sous peine de forclusion, saisir le juge-commissaire au plus tard dans un délai d'un mois à compter de l'expiration du délai de réponse. Avant de statuer, le juge-commissaire recueille les observations des parties intéressées. La demande en revendication emporte de plein droit demande en restitution.
Identifiant : LEGIARTI000006269538
C'est l'article qui décide si votre bien sort de la procédure ou y reste, et il fonctionne à deux étages d'un mois chacun. Premier étage : la demande amiable. Lettre recommandée à l'administrateur, ou au débiteur s'il n'y en a pas, avec copie au mandataire judiciaire. Cette triple destination n'est pas une formalité : c'est ce qui garantit que la demande atteint celui qui peut y répondre et celui qui tient le passif. Deuxième étage : le silence vaut refus. Un mois passe sans acquiescement, et il faut saisir le juge-commissaire dans le mois suivant. À peine de forclusion, écrit le texte. Le piège est arithmétique : le second mois ne court pas de votre demande, il court de l'expiration du premier. Beaucoup de revendiquants comptent deux mois depuis leur lettre et se trompent de quelques jours, ce qui suffit. Le juge-commissaire recueille les observations des parties intéressées avant de statuer. Contradictoire léger mais réel : le débiteur qui utilise le bien, le mandataire qui défend le gage commun et le revendiquant s'expriment. Le dernier alinéa évite une chicane classique, et il faut le connaître : la revendication emporte de plein droit demande en restitution. Vous n'avez pas à demander deux choses, ni à craindre qu'on vous oppose d'avoir revendiqué la propriété sans réclamer le bien. Le texte fait le lien à votre place. À retenir pour le fournisseur avec clause de réserve de propriété : le bien qui est chez votre client au jour du jugement ne vous revient pas automatiquement. Il faut le réclamer, dans les formes, et vite.
Poser les deux dates dès le premier jour : celle de la réception de votre lettre, et celle du terme du mois qui suit. Le second délai part de la seconde, jamais de la première. Écrire à l'administrateur ET au mandataire. L'administrateur répond, le mandataire enregistre. Omettre la copie fragilise la demande sans nécessité. Joindre la preuve de la propriété à la lettre initiale : clause de réserve acceptée, contrat de crédit-bail, facture. Un acquiescement s'obtient bien plus souvent sur un dossier complet que sur une réclamation nue. Ne pas attendre l'inventaire. Art. R622-4 Article R622-4 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde L'inventaire prévu à l'article L. 622-6 est réalisé, le débiteur ou ses ayants droit connus, présents ou appelés. Le débiteur remet à la personne désignée pour dresser l'inventaire la liste des biens gagés, nantis ou pl... En vigueur depuis le 02/07/2014 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → prévoit que le débiteur liste les biens susceptibles d'être revendiqués, mais cette liste ne fait pas la revendication et n'interrompt aucun délai.
- Le passage amiable obligatoire règle la plupart des cas sans juge, ce qui est rapide et gratuit.
- La revendication valant restitution évite une chicane de procédure inutile.
- Le contradictoire devant le juge-commissaire protège le gage commun contre les revendications de complaisance.
- La copie au mandataire assure que le passif et l'actif restent cohérents.
- Deux délais d'un mois qui s'enchaînent sans se recouvrir : l'erreur de calcul est la cause principale de forclusion.
- Le silence vaut refus, alors qu'un administrateur submergé ne répond pas toujours faute de temps, non de désaccord.
- La forclusion frappe un propriétaire qui n'a rien fait de mal, ce qui reste une sanction rude.
Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.
Les courriers fondés sur cet article
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À Mandataire judiciaireRevendication d'un bien vendu avec réserve de propriété
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À Mandataire ou administrateur judiciaireRevendication du prix de revente par le vendeur sous réserve de propriété
Qui s'appuie sur ce texte
Dans les guides
Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le