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Urgence

Article D626-10 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/07/2024 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Peuvent être remis les accessoires : pénalités, intérêts de retard et moratoires, amendes fiscales ou douanières, majorations, frais de poursuite.
  • Peuvent être remis les accessoires des cotisations sociales, y compris celles recouvrées par France Travail.
  • Peuvent être remises les cotisations et contributions sociales patronales, légales ou conventionnelles.
  • Peuvent être remis les droits au principal des seuls impôts directs de l'État et des collectivités, donc pas la TVA.
  • L'ordre est imposé : frais, majorations et amendes d'abord, puis les intérêts, puis le principal, et le principal n'est jamais remis en totalité.
En clair

Quand un plan se prépare, les créanciers publics peuvent effacer une partie de ce que vous leur devez, mais pas n'importe quoi et pas dans n'importe quel ordre. Le texte distingue deux choses très différentes. D'un côté les sanctions du retard : pénalités, majorations, intérêts, frais de poursuite. Ces sommes n'existaient pas avant votre retard, et les effacer ne coûte presque rien à la collectivité. De l'autre le principal, c'est-à-dire l'impôt ou la cotisation elle-même, et là les règles se durcissent. Les cotisations patronales peuvent être remises, les cotisations salariales jamais : elles ont été retenues sur la paie de votre salarié, elles lui appartiennent et elles ouvrent ses droits à la retraite. Pour les impôts, seuls les impôts directs sont remissibles, donc pas la TVA, parce que la TVA a été encaissée auprès de votre client pour le compte de l'État : vous ne l'avez jamais possédée. Le principe est simple : on peut remettre ce que vous deviez, jamais ce que vous déteniez pour autrui. Et l'ordre est contraignant : on commence par le moins coûteux, et il restera toujours quelque chose à payer sur le principal.

À ne pas faire
  • Les cotisations salariales ne sont jamais remises : ne les comptez pas dans votre demande.
  • La TVA n'est jamais remise : le 5° ne vise que les impôts directs, et c'est souvent le plus gros poste.
  • Chiffrez poste par poste, accessoires d'un côté, principal de l'autre : les deux ne suivent pas le même régime et une demande globale se fait refuser.
  • N'espérez pas l'effacement total : le principal ne peut pas faire l'objet d'une remise totale, et aucun pourcentage minimal n'est garanti.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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