Le fonds de garantie
Financer
Garantir et apporter des fonds propres là où le crédit classique se retire, de 50 000 à 500 000 euros.
Ce que le rapport prévoyait
Un fonds régional de garantie doublé d'apports en fonds propres, pour des interventions de 50 000 à 500 000 euros, auprès d'entreprises de l'industrie, du transport et du commerce réalisant moins de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires et employant de 3 à 20 salariés. Le calcul tenait en une phrase : refinancer aujourd'hui pour 250 000 euros évite d'avoir à recréer la même entreprise deux ans plus tard avec quatre fois plus d'investissement, sans compter le coût collectif de la liquidation.
Ce qui existe aujourd'hui
Rien n'occupe cette place. Des dispositifs publics existent, mais aucun ne finance spécifiquement la restructuration d'une très petite entreprise en difficulté : la CCSF étale des dettes, elle n'apporte pas d'argent ; la médiation rouvre une discussion, elle ne prête pas. Le quatrième outil est celui qui manque vraiment.
Ce qui manque encore
C'est là que le raisonnement de 2011 reste entier, et qu'il dérange : on accepte collectivement de payer le chômage, la revitalisation et la perte de savoir-faire, mais pas les 250 000 euros qui les auraient évités. On préfère détruire pour reconstruire mieux, en oubliant qu'il faut parfois vingt ans pour reconstruire la même chose.