La détection précoce
Voir avant
Repérer l'entreprise qui va mal pendant qu'elle peut encore être aidée, en s'appuyant sur ceux qui le voient en premier.
Ce que le rapport prévoyait
Le fonds devait s'appuyer sur les partenaires qui voient les difficultés avant tout le monde : la Banque de France, par la cotation et les incidents de paiement ; l'administration fiscale, par les retards de déclaration et les demandes de délai ; les banques, par le comportement des comptes. L'idée n'était pas de surveiller les entreprises, mais de cesser d'attendre qu'elles viennent d'elles-mêmes, ce qu'elles ne font presque jamais à temps.
Ce qui existe aujourd'hui
Ce maillage existe et fonctionne, mais il alimente le tribunal plutôt que l'entreprise. Le greffe voit les inscriptions de privilèges de l'URSSAF et du fisc, les protêts, les comptes non déposés ; le président peut convoquer le dirigeant pour un entretien confidentiel. Le correspondant TPE de la Banque de France, lui, reçoit gratuitement tout dirigeant qui le demande, et l'oriente. La détection existe donc ; ce qui manque, c'est qu'elle serve au dirigeant et pas seulement à l'institution.
Ce qui manque encore
Personne ne prévient le dirigeant que des signaux le concernant sont visibles. Il l'apprend en recevant une convocation, c'est-à-dire tard. C'est précisément ce que ce site essaie de corriger : rendre lisibles, en amont, les signaux que les institutions lisent déjà.