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Urgence

Article R663-31 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 05/06/2023 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
  • Au-dessus de 75 000 euros hors taxes de rémunération au barème, le barème du liquidateur est mis de côté.
  • On passe alors au réel : frais engagés, travail accompli, complexité et enjeux du dossier.
  • La somme est fixée par un magistrat de la cour d'appel, pas par votre tribunal.
  • Votre avis est demandé, et vous pouvez contester la décision devant le premier président.
  • La décision intervient dans un délai de six mois, et le montant ne peut pas être inférieur à 75 000 euros.
En clair

Les barèmes du liquidateur sont des pourcentages : un sur l'argent qui rentre, un autre sur l'argent qui ressort. Sur une liquidation avec un bel immeuble à vendre, ces pourcentages s'additionnent et donnent vite une somme qui n'a plus de rapport avec le travail fourni. Cet article pose une barrière : dès que le calcul au barème dépasse 75 000 euros hors taxes, on jette le barème et on recommence au réel, pièces en main. Ce n'est pas votre tribunal qui tranche, mais un magistrat de la cour d'appel, parce qu'il s'agit de payer un auxiliaire qui travaille au quotidien avec ce tribunal. Votre avis vous est demandé : c'est une occasion écrite de peser sur une somme qui sort de l'actif, donc de ce qui reste pour les créanciers. Le ministre public donne aussi le sien. La décision tombe dans les six mois, et vous pouvez la contester devant le premier président de la cour d'appel.

À ne pas faire
  • Le déclencheur est un calcul : 75 000 euros hors taxes de rémunération tarifaire. Refaites-le, le cumul des deux barèmes se vérifie.
  • Le montant arrêté ne peut pas descendre sous 75 000 euros : franchir le seuil ne fait jamais baisser la facture.
  • Comptez six mois d'attente à partir de la saisine, pendant lesquels le coût final reste inconnu.
  • Réclamez l'état de frais et l'état descriptif des diligences : sans ces deux pièces, votre avis n'est qu'une impression.
Lire le texte officiel de l'article

Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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