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Urgence

Article L625-9 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce
Texte officiel, relecture en cours. Le texte ci-dessous est celui publié par Légifrance (identifiant LEGIARTI000019984062), repris intégralement et sans modification. Il n'a pas encore été relu par notre relecteur juridique : vérifiez sa version en vigueur à la source avant tout usage engageant.
Partie législative, partie réglementaire : quelle différence ?
Articles en L

La loi, votée par le Parlement. Elle pose les principes et les droits : qui peut demander l'ouverture d'une procédure, à quelles conditions, avec quels effets sur les dettes, les contrats et les salariés. C'est le texte qui décide.

Articles en R ou D

Le décret, pris par le gouvernement pour appliquer la loi. Il règle le « comment » : quelle juridiction saisir, quelles pièces joindre, dans quels délais, qui convoque qui, sous quelle forme. C'est le texte qui organise.

Les deux se lisent ensemble : un droit reconnu par la loi s'exerce selon les formes fixées par le décret, et une formalité manquée peut faire perdre ce droit. Sur ce site, la partie législative est toujours à gauche et la partie réglementaire toujours à droite, quel que soit l'article consulté.

Partie législative

La loi : ce que le Parlement a voté (articles en L)

Sans préjudice des règles fixées aux articles L. 625-7 et L. 625-8, les créances résultant du contrat de travail ou du contrat d'apprentissage sont garanties dans les conditions fixées aux articles L. 3253-2 à L. 3253-4, L. 3253-6 à L. 3253-21 et L. 8252-3 du code du travail.

Identifiant : LEGIARTI000019984062

Partie réglementaire

L'application : les décrets qui précisent la loi (articles en R ou D)

Aucun texte réglementaire n'est répertorié en regard de cet article.

Ce que dit ce texte

Le texte est une porte, et il assume de n'être que cela. Le livre VI organise la déclaration, la vérification et le relevé des créances salariales, puis il s'arrête : la garantie elle-même, c'est-à-dire ce qui sera effectivement payé au salarié quand l'entreprise n'a plus rien, est renvoyée au code du travail. Ce choix a une logique forte. La garantie des salaires n'est pas un accessoire de la procédure collective : c'est un mécanisme de droit social, financé par les employeurs, qui doit jouer de la même façon quelle que soit la procédure ouverte. Le code du travail, à son article L. 3253-6, met ainsi à la charge de tout employeur de droit privé l'assurance de ses salariés contre le risque de non-paiement des sommes dues en exécution du contrat de travail, en cas de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire. L'assimilation de l'apprenti au salarié est la vraie décision du texte. Elle est glissée dans une énumération, mais elle protège celui qui, par construction, n'a ni ancienneté, ni réseau, ni épargne. Le contrat d'apprentissage est nommé au même rang que le contrat de travail, et la garantie ne se discute donc pas sur ce terrain. La formule sans préjudice préserve les mécanismes internes au livre VI. Les règles de Art. L625-7 Article L625-7 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Les créances résultant d'un contrat de travail sont garanties en cas d'ouverture d'une procédure de sauvegarde : 1° Par le privilège établi par les articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 du code du travail,... En vigueur depuis le 01/01/2022 · Source : Légifrance · Code de commerce Texte en attente de validation juridique. Cliquer pour consulter l'article complet → et de Art. L625-8 Article L625-8 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Nonobstant l'existence de toute autre créance, les créances que garantit le privilège établi aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 du code du travail doivent, sur ordonnance du juge-commissaire, être p... En vigueur depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → continuent de s'appliquer pour leur part, et Art. L625-8 Article L625-8 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Nonobstant l'existence de toute autre créance, les créances que garantit le privilège établi aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 du code du travail doivent, sur ordonnance du juge-commissaire, être p... En vigueur depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → organise notamment un paiement à bref délai de certaines créances salariales privilégiées, sur ordonnance du juge-commissaire. Le texte articule donc deux étages sans les mettre en concurrence : ce que la procédure peut payer vite, et ce que la garantie prendra en charge ensuite. Le prix de cette élégance, c'est un lecteur qui doit changer de code. Trois plages d'articles sont visées, dont deux par leurs bornes seulement, et aucune indication n'est donnée sur ce que l'on y trouvera : ni les plafonds, ni les périodes couvertes, ni les délais de production. Le salarié qui ouvre le code de commerce à cet article en ressort avec une adresse, pas avec une réponse.

Comment gérer cet article

Salarié, ne comptez pas sur ce seul article : votre garantie se lit dans le code du travail, aux articles qu'il vise, et c'est là que se trouvent les plafonds et les périodes couvertes. Apprenti, faites valoir votre contrat sans hésiter : le texte place le contrat d'apprentissage au même rang que le contrat de travail. Vérifiez votre présence sur les relevés de créances salariales établis dans la procédure, et signalez par écrit toute omission : la garantie se déclenche sur ce qui a été relevé. Dirigeant, remettez aux organes de la procédure des bulletins, soldes et états de congés à jour : chaque jour de retard sur les relevés est un jour de retard sur le paiement de vos équipes. Conseil du salarié, distinguez dès l'origine ce qui relève du paiement à bref délai organisé par Art. L625-8 Article L625-8 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Nonobstant l'existence de toute autre créance, les créances que garantit le privilège établi aux articles L. 143-10, L. 143-11, L. 742-6 et L. 751-15 du code du travail doivent, sur ordonnance du juge-commissaire, être p... En vigueur depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → et ce qui relève de la garantie du code du travail.

Forces pour le dirigeant
  • Le texte évite de dupliquer dans le code de commerce un mécanisme de garantie qui doit valoir uniformément pour tous les salariés.
  • Il place expressément le contrat d'apprentissage au même rang que le contrat de travail, protégeant celui qui est le plus démuni.
  • La formule sans préjudice préserve les règles propres au livre VI au lieu de les écraser sous le renvoi.
  • Il couvre les créances résultant du contrat, sans distinguer leur nature, ce qui évite les discussions de qualification poste par poste.
  • Le renvoi est précis dans ses références, ce qui permet d'atteindre sans ambiguïté les textes applicables.
Faiblesses et pièges
  • Le texte n'indique ni plafond, ni période couverte, ni délai, de sorte qu'il est inexploitable seul par celui qu'il protège.
  • Les plages d'articles visées ne sont désignées que par leurs bornes, ce qui oblige à ouvrir le code du travail pour savoir ce qui est inclus.
  • Aucune mention n'est faite de l'organisme chargé de la garantie ni de la façon de le saisir, alors que c'est la première question du salarié.
  • Le texte ne traite pas des créances nées après l'ouverture de la procédure ni de leur articulation avec la garantie qu'il invoque.
  • Il ne règle pas le sort du salarié omis des relevés, ni la voie par laquelle il peut faire corriger cette omission.

Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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