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Urgence

Article L624-3 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 01/01/2006 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel, tout simplement
En clair

Ce texte referme la boucle ouverte par le courrier du mandataire. Les décisions du juge-commissaire admettant ou rejetant les créances peuvent être contestées par le créancier, le débiteur ou le mandataire. Mais le créancier qui n'a pas répondu dans les trente jours à la discussion de sa créance perd son recours, dès lors que le juge-commissaire a confirmé la proposition du mandataire. Le silence d'hier ferme le prétoire d'aujourd'hui. La logique est cohérente : celui qui n'a rien dit quand on l'invitait à s'expliquer ne peut pas rouvrir le débat une fois la décision rendue. La seule circonstance qui lui rende son recours est une décision qui s'écarte de la proposition, car alors elle contient quelque chose qu'il n'a pas pu discuter.

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Qui s'appuie sur ce texte

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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