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Urgence

Article R626-24 du Code de commerce

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En vigueur Depuis le 27/03/2007 · Source : Légifrance · Code de commerce
L'essentiel en quelques secondes
Partie législative, partie réglementaire : quelle différence ?
Articles en L

La loi, votée par le Parlement. Elle pose les principes et les droits : qui peut demander l'ouverture d'une procédure, à quelles conditions, avec quels effets sur les dettes, les contrats et les salariés. C'est le texte qui décide.

Articles en R ou D

Le décret, pris par le gouvernement pour appliquer la loi. Il règle le « comment » : quelle juridiction saisir, quelles pièces joindre, dans quels délais, qui convoque qui, sous quelle forme. C'est le texte qui organise.

Les deux se lisent ensemble : un droit reconnu par la loi s'exerce selon les formes fixées par le décret, et une formalité manquée peut faire perdre ce droit. Sur ce site, la partie législative est toujours à gauche et la partie réglementaire toujours à droite, quel que soit l'article consulté.

Partie législative

La loi : ce que le Parlement a voté (articles en L)

Art. L626-24 Application directe

Le tribunal peut charger l'administrateur d'effectuer les actes, nécessaires à la mise en oeuvre du plan, qu'il détermine. Le mandataire judiciaire demeure en fonction pendant le temps nécessaire à la vérification et à l'établissement définitif de l'état des créances. Lorsque la mission de l'administrateur et du mandataire judiciaire est achevée, il est mis fin à la procédure dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

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Art. L626-13

L'arrêt du plan par le tribunal entraîne la levée de plein droit de toute interdiction d'émettre des chèques conformément à l'article L. 131-73 du code monétaire et financier, mise en oeuvre à l'occasion du rejet d'un chèque émis avant le jugement d'ouverture de la procédure. L'interdiction est levée sur les seuls comptes afférents au patrimoine concerné par le plan.

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Art. L626-14

Dans le jugement arrêtant le plan ou le modifiant, le tribunal peut décider que les biens qu'il estime indispensables à la continuation de l'entreprise ne pourront être aliénés, pour une durée qu'il fixe, sans son autorisation. La durée de l'inaliénabilité ne peut excéder celle du plan. Lorsque le tribunal est saisi d'une demande d'autorisation d'aliéner un bien rendu inaliénable en application du premier alinéa, il statue, à peine de nullité, après avoir recueilli l'avis du ministère public. La publicité de l'inaliénabilité temporaire est assurée dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Tout acte passé en violation des dispositions du premier alinéa est annulé à la demande de tout intéressé ou du ministère public, présentée dans le délai de trois ans à compter de la conclusion de l'acte. Lorsque l'acte est soumis à publicité, le délai court à compter de celle-ci.

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Art. L626-33

I.-Lorsque la contestation par une partie affectée, qui a voté contre le plan, porte sur le non-respect de la condition prévue au 4° de l'article L. 626-31 ou du cinquième ou du dixième alinéa de l'article L. 626-32, la valeur de l'entreprise du débiteur est déterminée suivant des modalités prévues par décret en Conseil d'Etat. II.-La décision prise par le tribunal en application de l'article L. 626-31 ou de l'article L. 626-32 et le cas échéant du I du présent article, est susceptible de recours suivant des modalités prévues par décret en Conseil d'Etat.

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Partie réglementaire

L'application : les décrets qui précisent la loi (articles en R ou D)

Pour l'application de l'article L. 626-13, le débiteur justifie de la levée de l'interdiction d'émettre des chèques auprès de l'établissement de crédit qui est à l'origine de cette mesure par la remise d'une copie du jugement arrêtant le plan, à laquelle il joint un relevé des incidents de paiement. L'établissement de crédit qui est à l'origine de l'interdiction informe la Banque de France de la levée de cette interdiction aux fins de régularisation.

Identifiant : LEGIARTI000006269572

Ce que dit ce texte

Le jumeau de Art. R611-45 Article R611-45 En vigueur Code de commerce · De la prévention des difficultés des entreprises Pour l'application du deuxième alinéa de l'article L. 611-10-2, le débiteur justifie de la levée de l'interdiction d'émettre des chèques auprès de l'établissement de crédit qui est à l'origine de cette mesure par la remi... En vigueur depuis le 15/02/2009 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → , et la répétition dit une politique constante. Même mécanique, même pièces, même circuit. Une copie du jugement, un relevé des incidents, l'établissement de crédit à l'origine de la mesure, puis l'information de la Banque de France par la banque elle-même. Ce qui change, c'est le fait générateur : ici, le jugement arrêtant le plan. En conciliation, c'était le jugement d'homologation. Deux issues favorables, deux levées d'interdiction. Le règlement traite donc de la même façon celui qui a négocié un accord homologué et celui qui obtient un plan de sauvegarde. Dans les deux cas, une solution a été trouvée sous le contrôle d'un juge, et dans les deux cas l'interdiction bancaire n'a plus de sens : elle sanctionnait un incident de paiement, et le paiement est désormais organisé. L'intérêt pratique est le même, et il est considérable. Une entreprise qui sort d'une période d'observation avec un plan sur huit ans a besoin de fonctionner : émettre des chèques, obtenir des cautions, rassurer ses fournisseurs. Rester interdite bancaire rendrait le plan inexécutable, puisqu'il faut bien produire pour payer. La charge de la régularisation pèse sur la banque, comme en conciliation. Le dirigeant remet deux pièces et n'a plus rien à faire. À rapprocher de Art. R626-20 Article R626-20 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Le jugement arrêtant le plan est communiqué par le greffier aux personnes mentionnées au 3° de l'article R. 621-7 et fait l'objet des publicités prévues à l'article R. 621-8. Si le plan est toujours en cours à l'expirat... En vigueur depuis le 01/01/2023 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → pour une vue d'ensemble. Le plan arrêté lève l'interdiction bancaire immédiatement, et deux ans plus tard les mentions de la procédure peuvent être radiées des registres. Le droit organise, en deux temps, le retour de l'entreprise à une vie normale.

Comment gérer cet article

Dès le jugement arrêtant le plan, demandez la levée de l'interdiction. Deux pièces suffisent. Demandez le relevé des incidents à votre banque en amont, il figure parmi les pièces. Adressez-vous à l'établissement à l'origine de la mesure, pas à la Banque de France. Vérifiez la régularisation quelques semaines plus tard : le fichier doit être à jour avant toute démarche commerciale. Pensez à Art. R626-20 Article R626-20 En vigueur Code de commerce · De la sauvegarde Le jugement arrêtant le plan est communiqué par le greffier aux personnes mentionnées au 3° de l'article R. 621-7 et fait l'objet des publicités prévues à l'article R. 621-8. Si le plan est toujours en cours à l'expirat... En vigueur depuis le 01/01/2023 · Source : Légifrance · Code de commerce Cliquer pour consulter l'article complet → deux ans après : la levée de l'interdiction et la radiation des mentions sont deux étapes distinctes.

Forces pour le dirigeant
  • Deux pièces et un interlocuteur : la démarche est simple et immédiate.
  • Le plan arrêté produit le même effet que l'accord homologué : la cohérence est totale.
  • La charge de la régularisation pèse sur la banque, non sur l'entreprise.
  • La levée rend le plan exécutable, en restaurant la capacité de fonctionner.
Faiblesses et pièges
  • Aucun délai n'est imposé à l'établissement pour informer la Banque de France.
  • Aucun recours n'est organisé si la banque tarde ou refuse.
  • La levée ne traite pas la cotation Banque de France, qui continue de peser sur l'accès au crédit.
  • Le texte ne prévoit pas d'information du débiteur sur l'existence même de ce droit.

Analyse rédigée par la rédaction du site : elle éclaire le texte officiel sans s'y substituer et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.

Par Alexandre Baumberger, ancien juge au tribunal de commerce de Bordeaux (2018-2026), juge du contentieux, juge des procédures collectives et juge-commissaire Mis à jour le

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